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HÉROS DES POLARS

samedi 27 mai 2017

http://www.yozone.fr : De Sucre et de sang de Pascal GRAND

Pascal Grand signe là un polar historique très prenant. Son personnage central, à la pointe dans les débuts de la médecine légale, à la répartie facile mais affichant des blessures internes, gagne la sympathie des lecteurs. Et ce qui ne gâche rien, d’autres intervenants augmentent encore l’attrait de ce roman. Autre point fort : le contexte de l’époque avec Orléans, le commerce du sucre, la navigation sur la Loire qui enrichissent vraiment l’ensemble. Une fois la dernière page lue, se dégage une impression de s’être distrait tout en s’étant instruit de belle manière. Et personnellement, j’aimerais bien retrouver cet univers et ses personnages dans d’autres romans.
« De sucre et de sang » annonce la couleur, tout n’est pas blanc, le rouge du sang entache souvent ce commerce. Une très belle surprise !


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vendredi 5 mai 2017

Stud : De Sucre et de sang par Pascal GRAND

Stud De Sucre et de sang


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vendredi 10 mars 2017

Robert Reumont évoque la gastronomie dans le Roman policier sur https://polar.zonelivre.fr/la-gastronomie-dans-le-roman-policier/

Pourquoi la bonne chère laisserait-elle de marbre les héros des romans policiers alors qu’elle se glisse allègrement dans nos conversations, nos magazines, nos programmes télé ? Au quotidien comme dans les moments d’exception, la nourriture occupe une place non négligeable. En littérature, des “belles tripes frites” de Rabelais à la première gorgée de bière de Philippe Delerm, les plaisirs gourmands s’invitent souvent : on épluche, on épice, on mitonne, on déguste et on trinque. Des goinfres notoires de la BD : Obélix, Averell Dalton et Hägar Dünor  régalent les lecteurs plus perplexes face à Gaston Lagaffe et à ses nombreux essais culinaires souvent explosifs.

Aucune raison que la gastronomie soit absente de l’univers des enquêteurs ou même des criminels… un breuvage ou un aliment délicatement choisi, gentiment empoisonné ne peut-il constituer l’ingrédient d’un crime presque parfait ?

Sans être “menottés” aux tables étoilées, nombre d’enquêteurs entretiennent avec la gastronomie des liens privilégiés. Un flair infaillible les guide volontiers vers un caveau, un restaurant de quartier, une sympathique brasserie semblable à celles où  le commissaire Maigret a si souvent aimé s’attabler.

Seraient-ils plus gourmands, plus épicuriens que le commun des mortels ? Quand  les planques s’éternisent, quand la compagnie des cadavres se fait pesante, quand l’enquête se traîne péniblement, qu’il est bon de se sentir bien vivant, bon vivant, en goûtant au simple plaisir de déguster une bière fraîche et mousseuse, un joli vin de pays sur un plat de terroir odorant, un grand cru compagnon fidèle du mets raffiné qui ravit les papilles.

Dans l’œuvre de Rabelais, soif et appétit gargantuesques constituent des métaphores de la faim de connaître, d’apprendre, de découvrir. Chez nos fins limiers, au plaisir gourmand s’ajoute souvent une fringale d’humanité, de chaleur humaine. Autour de la convivialité d’une table se consolide l’indispensable esprit d’équipe. C’est la camaraderie qui tinte quand les verres s’entrechoquent, ce sont des parfums de complicité, de solidarité, d’amitié qui s’élèvent des assiettes et des marmites en même temps que les odeurs alléchantes de grillades, de fricassées ou de civets.

Pour tenir bon dans un univers inhumain où il faut affronter inlassablement malfrats sans foi ni loi, criminels impitoyables voire même avocats retors, il est impérieux de savourer le meilleur de la vie en partageant la chaleur d’un repas convivial, en trinquant à la solidarité de ceux qui partagent la même volonté de faire triompher la vérité.

Est-ce pour cette raison que les “poulets” empruntent à l’envi leur vocabulaire au monde de la gastronomie ? Avant que, pour le criminel, les carottes ne soient cuites, les enquêteurs ont le choix : le garder au frais, le soigner aux petits oignons, le laisser mariner, baigner dans son jus, mijoter, à moins de le mettre directement sur le grill. Tout cela dans le respect des procédures, histoire d’éviter des ennuis avec les bœufs-carottes.

Pour parvenir à la vérité, des méthodes plus conviviales peuvent expliquer la complicité qui unit littérature policière et gastronomie. Beaucoup d’affaires se traitent au restaurant, un bon repas peut se faire complice d’une rencontre romantique…, un repas copieux et bien arrosé peut délier les langues. Bons plats et bons vins aiment faire équipe et peuvent permettre à l’enquêteur avisé de recueillir de précieuses confidences : “In vino veritas”.

Dans le vignoble, certains visent l’abondance de la production, d’autres privilégient les vins concentrés, charpentés, à la finale longue en bouche, d’autres encore proposent des vins plus légers, plus gouleyants, sympathiques. N’en va-t-il pas de même en littérature policière ? Selon leurs goûts les lecteurs dévoreront sans modération des enquêtes divertissantes, savoureuses, corsées, palpitantes, angoissantes et aussi très souvent gourmandes.

 

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lundi 4 avril 2016

Magadur dans Le Vol de Lucréce

Mi-viking, mi-trappeur, Adrien Magadur a été écarté des Stups du 36 pour avoir un peu trop tapé dans les « trophées » de la Brigade. Depuis, il ne cesse de torpiller son énergie débordante et de combler son mal-être à coups de Jack Daniel’s. Mais qu’on se rassure, il encaisse.

Sa coéquipière, au sein de l’agence de recherches privées où il a atterri, le décrit comme un viveur usé, marqué par les stigmates d’une vie excessive malgré ses iris turquoise comme les lagons des tropiques, un reste d’enfance dans son visage fatigué. Un grand gaillard presque séduisant en dépit de son air délabré, pour un homme dans la force de l’âge. En manteau de cuir élimé ou en tenue de motard Robocop, il a du style, tout de même, une sorte de classe rustique, un peu sauvage.

Une vraie tête brûlée, un rebelle détaché de tout sauf de l’amitié, sans cesse en équilibre au bord d’une nébuleuse orbite. Doué d’une intuition fantasque mais diablement efficace, volontiers bretteur, il n’hésite pas à payer de sa personne au cours de ses enquêtes et parvient la plupart du temps à dénouer les pelotes les plus alambiquées. Surtout avec l’aide de son ex-binôme, le prude Sofien Yabrir, toujours flic, lui. Son âme-frère, son pendant, son opposé.

Breton, à l’origine, mais accro à l’oxyde de carbone et aux lieux les plus glauques de la capitale, Magadur se prend pour un Casanova irrésistible, un don Juan au cœur de granit. Pourtant, tout le monde sait bien que les petites femmes de Paris sont plus attirées par sa carte bleue que par sa carrure, et qu’il tombe dans le panneau fleur bleue plus souvent qu’à son tour. Peu importe, le tout est d’y croire…


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dimanche 6 janvier 2013

Le commissaire Placide BOISTÔT héros de Robert REUMONT

Silhouettes verreLe commissaire Placide BOISTÔT et son adjointe WYVINE sont les héros de Robert REUMONT.
Placide BOISTÔT
est un policier atypique et rabelaisien qui ne s’embarrasse jamais du qu’en dira-t-on. Lors de ses enquêtes, ce véritable épicurien ne manque jamais l’occasion de déguster un divin vin et de gueuletonner avec ses amis. Surtout quand l’enquête s’avère ardue, délicate. C’est que Boistôt, tient à garder ouverts « les deux yeux ». Si un œil est sans cesse agressé par la cupidité, la lâcheté, les injustices, l’absurde, la noirceur de l’homme et de la société, l’autre œil ne peut ignorer la grandeur de l’homme, sa noblesse, la richesse d’une amitié et d’un amour, les merveilles du monde qui sont bien plus que sept. Sa réputation de ne rien faire comme tout le monde l’honore. Fier de ne pas être un mouton de Panurge, l’esprit frondeur et indépendant, il mène ses enquêtes comme il l’entend. Tant pis pour les susceptibilités, la hiérarchie, les procédures, les on-dit, tous ceux qui s’arrogent des privilèges ou se vantent d’avoir des relations. Quelqu’un le menace ? Il l’envoie paître. Haut en couleur, pittoresque, généreux, empêcheur de tourner en rond, pourfendeur de tartuffes, il s’ingénie à faire tomber les masques et pas seulement ceux des coupables. Que ce ne soit pas du goût de tout le monde, il s’en fout comme de son premier biberon.  

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vendredi 7 septembre 2012

William CARVAULT dans Choc Berry blues, Connexions tragiques, Si les petits cochons te mangent pas

Renvoyé de la police pour avoir tenté de faire rentrer d’un coup les 40 000 définitions du petit Larousse dans la tête d’un skin qui mourut ainsi d’une violente et foudroyante allergie au savoir, ce vieux Will est un enquêteur peu doué mais condamné par le destin à explorer les fonds de poubelle de la société de consommation. Ses initiales auraient pu  mettre la puce à l’oreille à quelques astucieux exégètes ! A part ça , c’est un sale con mais il plait assez à mes copines : allez savoir pourquoi…


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lundi 24 janvier 2011

Fabienne QUINOT dans Affaires étranges au quai des Orfèvres, Sans Tête

Fabienne Quinot, commissaire à la Brigade criminelle de Paris : "La Crim". Quarante ans, jolie sans être belle, blonde aux cheveux courts, à peine maquillée. Elle contrebalance sa petite taille (1,65 m) par un surentraînement de Karaté. Son regard gris, prend un reflet métallique et ses lèvres disparaissent dans certaines circonstances, les interlocuteurs baissent alors les yeux. Intellectuellement, elle fonctionne à la vitesse de l'éclair, c’est ce qu’admire toute son équipe. Elle ne supporte pas la vulgarité, ni la négligence, mais tolère la médiocrité. Depuis qu’elle est Franc-maçonne ; elle fait un gros travail sur elle-même pour corriger son défaut principal : l’impatience.


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jeudi 4 novembre 2010

MARCO RANUCCI dans Le Printemps des barges

Surnommé le typographe, Marco RANUCCI est un ancien des brigades rouges au passé trouble, réfugié en France dans le plus grand des secrets. Marco, la soixantaine est un vrai colosse au visage buriné, les cheveux blancs hirsutes, un léger accent italien. a quelques problèmes avec le jeu et l'alcool, vit par principe dans l'anonymat le plus complet (sans portable, sans adresse, sans compte en banque et sans attache). Il se trouve obligé de rendre des services à quelques amis qui lui garantissent son anonymat.

 


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lundi 1 novembre 2010

CLÉMENCE MALVOISIN dans La Conjuration des masques

Clémence Bonvoisin fond rouge« Vous avez les qualités d’intelligence et de raisonnement indispensables. Beaucoup de vos collègues partagent ce privilège. Mais vous avez quelque chose en plus, la capacité de tirer le meilleur parti de vos collaborateurs, de les entraîner dans une dynamique positive, ce n’est pas si fréquent. Et aussi l’intuition, la touche qui distingue définitivement un policier hors norme d’un bon policier. »
Voilà les mots que le préfet de police adresse à Clémence Malvoisin lorsqu’il tente de la convaincre de poursuivre sa carrière de terrain et de renoncer à un poste prestigieux, éloigné des crimes sordides et des enquêtes délicates.
Il sait que Clémence est une femme courageuse et sensible, dépourvue de certitudes, assaillie parfois par des doutes sur la solidité de son couple, l’avenir de son fils, les qualités de ses subordonnés, l’intérêt de son métier. Il sait surtout qu’une étrange alchimie a marié ces éléments pour faire de la commissaire divisionnaire Malvoisin, un flic redoutable, hors normes, dans la lignée des plus grands.


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mercredi 15 septembre 2010

BASTIEN GUILLIAN dans Un Trou dans la carapace et le Message du marais

Ce n’était pas seulement pour son regard bleu et ses yeux malicieux qui tranchaient sur une peau mate, ses cheveux bouclés profondément bruns, et un physique avantageux : Bastien Guilian évoquait les bons souvenirs Le Bastien qui avançait vers elle était vêtu d’un costume léger, couleur pastel qui collait bien avec son teint mat, élégant,  décontracté, les yeux rieurs d’une blague à laquelle il devait certainement penser en la voyant d’une enfance heureuse, tout simplement.

 

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PIERRE DE BLIGNAC dans Qui a tué Agnés Sorel ?

Il était assez grand pour l’époque, environ cinq pieds et demi, brun, avec un visage anguleux qui lui donnait un air austère. ses yeux étaient noirs et son regard, vif et perçant, semblait toujours à l’affût, prêt à saisir tous les indices, tous les petits riens qui amènent vers la solution des problèmes. A trente cinq ans c’était déjà un homme d’expérience, juriste réputé de l’Université de Paris. on le sentait déterminé, sûr de lui, mais sans suffisance. sa démarche souple, quasi féline, laissait apparaître une force inhabituelle chez un clerc. De fait, il était rompu à tous les exercices physiques : excellent cavalier, redoutable escrimeur, d’une résistance à toute épreuve, il pouvait aussi bien travailler sur des textes anciens pendant quarante-huit heures que chevaucher le même temps en ne s’arrêtant que pour changer de monture. Ceux qui le connaissaient un peu ne lui auraient jamais cherché une mauvaise querelle !


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EDGAR CAZAL dans La Nuit des poupées et À Cordes et à cris

Curieux personnage que ce Cazal !.. Atypique dans sa profession, ne serait-ce que par ses accoutrements assez inhabituels. Pas de gabardine, pas de veste de tweed, pas de chemisette, pas de cou dégarni, point de jean l’été et point de pantalon de flanelle l’hiver. Par contre, une canadienne presque huit mois de l’année, un blouson kaki l’été, chemise et cravate sous un pull à col ouvert, un pantalon de velours côtelé, tantôt vert bouteille, tantôt marron, des bottines noires, fourrées l’hiver. Ses manies dans l’usage de ses poches dénotaient l’application et la précision dans les méthodes de travail : son révolver dans une poche intérieure de la veste, à gauche afin que la main droite y parvienne rapidement ; portefeuille et chéquier également dans des poches intérieures. Dans les poches extérieures, à gauche un carnet de notes nanti d’un crayon, son double mètre ruban et une loupe, à droite une blague à tabac, un porte monnaie et ses clés de voiture. Sa pipe en guise de pochette. Le chapeau feutre fait partie intégrante du personnage, il cache désormais une calvitie avancée, coiffant cette tête aux traits parfois durs, souvent narquois, toujours conquérants.


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MAC YEN et ALBERT VASSILIEV dans 2620 de Jack Narval

Marc Yen stationne avec précaution son véhicule dans le garage souterrain du Central. Il ouvre sa portière et pose un pied sur le ciment mais, au moment où il bascule le corps pour sortir de l’habitacle, la poussée d’un bras puissant le rejette contre son siège. Le bras de Vassiliev.

– Ça va pas ? s’emporte Marc. Qu’est-ce qui te prend ?
– Il y a, mon cher, que je n’aime pas les entourloupettes.
– Qu’est-ce que tu veux dire ?
– Tu étais où ? se contente de demander Vassiliev.
– Parti faire une vérification ! Pourquoi ?

– Parce que j’aurais bien aimé me rendre avec toi chez P&F !
– Oh, ça va ! J’ai eu cette idée en revenant de la maison des Derck.
– Non. À mon avis, cette idée, tu l’avais déjà en tête et tu as voulu l’exploiter tout seul.
– De toute manière, comment sais-tu que j’étais là-bas ?

– C’est mon petit doigt qui me l’a dit, réplique Vassiliev en riant et en agitant son majeur de haut en bas sous le nez de son collègue.

Marc Yen profite d’être déjà penché pour se jeter tête baissé contre le large ventre de son collègue. Son crâne s’enfonce dans le mou de l’estomac et il sent le corps de Vassiliev se couper en deux… mais pour se raidir aussitôt et l’envoyer d’un brusque mouvement des hanches valser à quelques mètres. Yen pivote alors sur lui-même et lance un violent coup de poing vers le visage hilare qui s’avance vers lui. Raté. Avec une agilité surprenante pour sa masse, Vassiliev évite le coup, lui prend le coude, l’épaule, et d’une clé douloureuse l’oblige à s’aplatir au sol. Tout en tombant vers le ciment, Yen se souvient des commentaires moqueurs rapportés sur son gros collègue, ex-champion de catch. Il se rappelle maintenant que ces moqueries étaient toujours lancées lorsque Vassiliev était assez loin pour ne pas les entendre.


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