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Revue de Presse
Coup de cœur de la Fnac Parly 2

Coup de cœur Vade retro satanas


VADE RETRO SATANAS - Luc FORI VADE RETRO SATANAS - Luc FORI
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FORI Luc
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http://abcpolar.over-blog.com/ Le Mur dans la peau

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LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION
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MARMION Luce
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http://www.action-suspense.com : Le Mur dans la peau, un polar de bon aloi, qui se lit très agréablement.

Originaire de Bretagne, Adrien Magadur est un quadragénaire parisien. Ancien policier, il est employé par l’agence de détectives Demorsy. Il a pour partenaires la rousse Alice Sommeville et Franck Vermois, un geek maîtrisant les arcanes informatiques. Adrien reste en contact avec un ex-collègue du 36, Sofien Yabrir, Kabyle d’origine. Chevauchant sa Ducati, Adrien a hérité de son père une belle stature, et peut-être une certaine instabilité. Orphelin tôt, il fréquenta jadis Enora Kerneur et sa famille dans le Morbihan, quand il était adolescent. Aujourd’hui, la jeune femme possède une galerie d’art dans le Marais, rue des Coutures-Saint-Gervais. Enora est divorcée d’un riche Iranien, architecte international, ce qui lui procure une aisance financière. Elle a besoin des services de l’agence Demorsy.

Son amie Audrey Becker, native de Strasbourg, a disparu. Certes, c’est une jeune femme pleine d’entrain, célibataire aimant la fête et multipliant les rencontres masculines. Mais il n’est pas exclu qu’elle ait eu un gros problème avec un homme de passage, par exemple. Car Audrey était inscrite, et très active, sur un site internet dédié aux relations intimes. Franck Vermois ne tarde pas à repérer un pseudo, Vaslav, dont Audrey a été une des très nombreuses amies via ce site. Celui-là sécurise exagérément ses connections. Vermois crée un profil pour Sofien Yabrir, afin de l’associer à l’enquête des détectives. Grâce au témoignage d’Angelica, croqueuse d’hommes habituée du site, ils ont confirmation que ce Vaslav utilise très régulièrement la ligne 7 du métro. Une surveillance s’impose donc.

Alexis est infirmier en dermatologie à l’hôpital Saint-Louis. En privé, il développe surtout une passion artistique. S’il utilise les murs urbains comme support, Alexis n’est pas un graffeur ordinaire. Dans son atelier, il utilise la peau comme base de son œuvre. La peau de femmes, qu’il sait dépecer avec habileté. Pour le reste des corps, ses poissons voraces s’en chargent. L’anonymat des sites de rencontres par internet lui permet de choisir ses victimes. Il est possible qu’Audrey, la disparue, en fasse partie. Le résultat exposé sur les murs est signé ArtSeine. Le hasard conduit un jour Alexis à un vernissage, à la galerie d’Enora. C’est là qu’il fait la connaissance de Marie, seize ans, la fille d’Alice Sommeville.

La jeune fille est également très douée pour le street art. D’emblée, Alexis est fasciné par Marie. Plus tard, il s’arrange pour la recontacter, et ils sympathisent bientôt. Pendant ce temps, Adrien Magadur et son équipe poursuivent leurs recherches. Piéger le coupable en pistant la prostituée Roxane n’est pas si évident. Faudra-t-il aller jusqu’à New York, pour cerner l’énigmatique Vaslav ? Tandis que Marie court un vrai danger, n’est-ce pas plutôt entre le Kremlin-Bicêtre et la rue Bobillot qu’Adrien devrait traquer le coupable ?…

Luce Marmion : Le Mur dans la peau (Éd.Pavillon Noir, 2017)

Bien que les investigations des privés dussent rester ignorées par toute personne étrangère à l’agence hormis la police, au cas où celle-ci priait Demorsy de lui transmettre ses données, Magadur prit la décision d’informer Roxane des soupçons que nourrissait l’équipe à l’égard de ce Vaslav. Elle éclata de rire, se leva et entrouvrit les rideaux. Déjà jour.
— Tu te plantes, Adrien. Ce garçon est doux comme du miel. Un ange tombé du ciel, j’insiste. Sa présence sur Lovenko n’est justifiée que par sa grande timidité. Je connais les hommes, tu peux me croire. Les prédateurs, je les flaire tout de suite. Vaslav est inoffensif. Un agneau. Si tu le rencontrais, tu ne douterais pas de lui une seconde.

Écrire et dessiner sur les murs, pourquoi pas s’il est question d’embellir l’espace urbain, et non de le saloper. Quand les artistes pratiquant le street art s’avèrent inventifs, ça donne d’assez sympathiques résultats. Grandes fresques, marquages symboliques parfois teintés d’humour, ne soyons pas rabat-joie puisque c’est créatif. Par contre, nous avons ici un personnage utilisant un "matériau" un peu trop spécial. Ce n’est rien dévoiler de préciser cet élément, puisque nous suivons en parallèle les travaux d’Alexis, tandis qu’avancent les investigations menées par des détectives privés.

Héros d’un précédent titre, “Le vol de Lucrèce”, Adrien Magadur s’inscrit dans la tradition des enquêteurs à l’existence chaotique. On suppose un lourd passif personnel et professionnel, et une vie peu saine sous l’œil réprobateur de sa collègue Alice. Ce qui ne nuit pas forcément à son efficacité. Une affaire criminelle qui permet de s’initier à une expression artistique qui s’est beaucoup développée, avec le meilleur et le moins bon. Un polar de bon aloi, qui se lit très agréablement.


LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION
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MARMION Luce
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polar.zonelivre.fr : Le mur dans la peau de Luce MARMION

Le Mur dans la peau de Luce Marmion est un polar explosif, intelligent et simplement addictif !!!

Paris, la Ville-Lumière, ses monuments, sa riche histoire, ses musées, ses galeries d'art, ses rues célèbres, ses graffitis ...
Une personne vient frapper à la porte de Demorsy-Investigation, une agence de détectives privés.
Elle craint le pire pour sa colocataire qui n'a plus donné signe de vie, depuis une semaine ...

Même en n'ayant pas lu le premier livre de l'auteure, Le vol de Lucrèce, j'ai pris un énorme plaisir à découvrir une belle plume, finement ciselée, plein d'entrain.
La motivation du choix proposé en SP se tient en un seul mot sur la 4ème couverture : tueur en série.
Cette année, j'ai lu pléthore de livres mettant en scène ce genre d'invididu tuant plusieurs personnes dans un lap de temps plus ou moins déterminé.
A chaque fois, ma curiosité me pousse à me poser une question : comment devient-on tueur en série ? Quel est le déclic qui a fait que ? Quelle pulsion anime ces êtres hors normes, déséquilibrés, à franchir et à sauter le pas ? Quelle funeste destinée va les pousser à évoluer dans une zone de non-droit, cette frange de l'espace qui tient échapper à la compréhension et à l'acceptation du commun des mortels ?

D'entrée de jeu, l'auteure ne s'embarrasse pas de préliminaires futiles, le lecteur est pris dans un engrenage, comme dans un étau, le souffle manque, l'air est vicié, la sortie de secours est encore loin et illusoire, la vie ne tient qu'à un fil ...
Au cours de cette lecture éprouvante mais aussi combien jouissive dans sa narration, le polar dans son accent le plus exaltant, de cette forme la plus suave qui soit, on se tait et on lit d'une traite, on assiste à l'inéluctable, on est révolté devant tant de noirceur et d'ignonimie, on se demande jusqu'où l'horreur et la folie repousseront les limites de l'entendement et l'inconcevable, la stupéfaction la plus totale. Et pourtant ...

A travers une galerie hétéroclite de personnages liés à l'agence, j'ai éprouvé une empathie certaine pour le personnage principal, Adrien Magadur, un ex-flic du 36 Quai des Orfèvres.
C'est un homme entier au caractère volcanique, une âme tourmentée mais résolue, un paradoxe dans ses manières d'être, alternant des phases en totale contradiction mais toujours avec des valeurs profondément humaines. De par son vécu, les affres de son passé, inévitablement, referont surface, il est difficile de s'affranchir des lignes rouges franchies, des actes frôlant la légalité.
L'opposition entre sentiment personnels et la situation urgente dans lequel le protagoniste navigue, qui ses frasques personnelles qui juché sur sa moto, rend cette histoire addictive dans la mesure du temps, de l'heure qui tourne, inexorablement, demain n'est pas un autre jour pour les personnes disparues recherchées, la montre est un indicateur mais pas que.

Autour de Magadur, l'ensemble des acolytes évolue dans une sphère studieuse, parfois fébrile mais toujours dans cette rage et détermination de remplir le cahier des charges. Coûte que coûte.
Dans leur précédente enquête, il s'agissait de retrouver un tableau d'une valeur inestimable, le tableau de Lucrèce.
Les enquêtes privées peuvent aller de la filature d'une épouse trompée, l'espionnage industriel, litiges privés liés au voisinage ou personnels ...
Chacun a un rôle prépondérant, une matière qu'ils excellent à pratiquer, une spécialité, complémentarité et solidarité collective de tous les instants, l'intrigue est mené tambour battant, il s'agit d'une enquête de disparition inquiétante de personne, chaque seconde compte dans l'investigation, il faut mettre les bouchées doubles, ne pas compter les heures (indûment facturées au client).
Et tout en respectant le code des procédures civils afin de ne pas empiéter sur le travail des enquêteurs de la ... police (procédure pénale et commission rogatoire).

Ce qui devait s'apparenter à une simple enquête de routine va prendre des proportions à effet exponentiel, sensation forte garantie, la pression monte lentement mais sûrement, l'auteure a l'art et la manière de mener son récit, une virtuose des fausses-pistes et double intrigue pour mieux égarer les privés (et le lecteur), une lecture qui m'a appris énormement de choses et d'autres sur l'art des rues, le Street Art, ces graffeurs qui font briller certains murs ou pans entiers d'espace public, ces artistes qui donnent vie à des quartiers par des peintures, des inscriptions symboliques imprégant l'air du temps et de l'actualité, la signature, le mode opératoire est unique à chacun, souvent au mépris de la loi et de la crainte d'une descente de police.
Inutile de préciser le travail phénomènal et la maîtrise parfaite de l'auteure dans ses descriptions, les fresques imagées et stylisées de ces artistes borderline, bohèmes, en marge de la société, l'archétype du personnage sombre, attifé avec souvent une capuche sur la tête, muni de ses précieux outils de travail, un démarche particulière, une inspiration sans limite, acuité et repérage visuel des espaces libres.
Ces lieux qui dégagent une certaine personnalité à part entière, un fluide de couleurs et de mouvements, la dynamique du chaos maîtrisé, la marque indélébile, cela mitraille et revendique qui des pinceaux, qui des bombes de peinture.
Atmosphère, atmosphère ...

Toute la fièvre d'une investigation de longue haleine, avec toute sa composante limitant, dans le cadre d'une agence de détectives privées un champ d'application et surtout d'action, Le Mur dans la peau est un vrai bon polar avec tout ce qui le caractérise.
Toujours ce personnage du tueur, invariablement dans tout bon polar qui se respecte, une personnalité qui rivalise d'ingéniosité, de machiavélisme, de cruauté absolue, j'ai éprouvé un certain malaise mais aussi une compréhension grisante à l'idée qu'il peut-être moi, vous. Antinomie.

La recherche d'indices, l'extrapolation des données, la confrontation des témoignages, les ressources du tout numérique (web, méta-données, piratage informatique, logiciel d'amélioration d'images de surveillance, écoutes téléphoniques ...), le lecteur est au coeur d'une vraie enquête de terrain.
Des moyens modernes et tenchologiques flirtant souvent avec la zone rouge, le personnage principal en connaît un rayon, il fera équipe avec ...
un flic du justement fameux Quai des Orfèvres, un ex-partenaire donc qui ne sera pas de trop et afin d'améliorer, de faire progresser l'enquête.

Comme je l'ai précisé au début, le fait de n'avoir pas eu la chance de lire le premier roman initialement n'a pas été du tout gênant et destabilisant. Il ne me reste alors plus qu'à découvrir les débuts de cette agence de détectives privés touchante et humaine, Le tableau de Lucrèce.

J'ai vraiment été emballé par ce deuxième roman noir de l'auteure Luce Marmion, Un Mur dans la peau, une histoire riche en rebondissements, un rythme qui atteint son paroxysme dans ses derniers paragraphes terribles, figé tel une statue de sel, les yeux rivés sur l'égrenage et la mécanique impeccable du suspense.
Du début à la fin, un style accrocheur, addictif, inspiré qui vous donnera le goût de l'art et de l'intrigue, tortueuse à souhait.
Un livre que je recommande particulièrement pour qui veut lire un polar noir, urbain et vibrant, dans l'air du temps.

Je remercie les éditions Pavillon noir de m'avoir envoyé ce livre en SP, une belle découverte d'une auteure qui ne manquera pas de vous surprendre, vous étonner par ses intrigues etoffés, intense et une plume raffinée, stylisée, affûtée à merveille.


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MARMION Luce
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La République du Centre : Le Mur dans la peau

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MARMION Luce
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Journal de Gien : Pascal GRAND a Sully-sur-Loire

Jal de Gien 28/09/17


DE SUCRE ET DE SANG - Pascal GRAND DE SUCRE ET DE SANG - Pascal GRAND
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L' Echo du Berry : De livre en livre, Luc Fori s’affirme comme l’un des meilleurs spécialistes du genre en Berry.

L'echo du Berry sept 2017


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FORI Luc
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JAD : De Sucre et de sang par Pascal GRAND

jad sept 2017


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Dans le Berry républicain : Vade retro Satanas

Vade retro satanas, de Luc Fori. Policier, humour. Tandis qu'un tueur décapite des femmes à Bourges, William Cairvault part à Bruxelles à la recherche de deux candidats au djihad. Corsaire éditions, 14 euros. Du même auteur : Choc Berry Blues, Connexions tragiques et Si les petits cochons te mangent pas.


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FORI Luc
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R.C.F. Vaucluse

Le Ventoux pour témoin dans l'émission Au hasard des livres : 104, 84 FM


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REUMONT Robert
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Pour le vignoble recommande Le Ventoux pour témoin pour cet été !

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REUMONT Robert
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Dans le Berry républicain : Les visages du diable de Vade retro Satanas

Le Berry républicain 24  juin 2017


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FORI Luc
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Le Berry Républicain.fr à la rubrique Littérature : Vade retro satanas, une enquête à Bourges et Bruxelles sur deux djihadistes

 

Luc Fori juin 2017

Vade retro satanas est le quatrième volume des enquêtes de Will Carvault, personnage atypique et attachant créé par Luc Fori. Comme les précédents, il se déroule à Bourges, avec un petit détour du côté de Bruxelles.

Will Carvault est en froid avec Heike, la commissaire Ziegler, qui vient de donner naissance à leur fils, Jan. Alors, pendant qu’elle traque un tueur qui décapite les femmes, il va traîner ses guêtres à Bourges Nord, du côté de la mosquée, pour rendre service à son voisin et tenter de retrouver la trace de deux jeunes apprentis djihadistes.

Ce qui va l’entraîner jusqu’à Bruxelles, en compagnie de son pote Roger, qui a bien besoin de se changer les idées à la suite d’un gros chagrin d’amour. Ensuite... Eh bien, il y aura quelques cadavres, quelques rebondissements et même des mitraillettes (mais pas celles qu'on croit) avant une chute en forme de pied-de-nez.

On suit avec plaisir les aventures de ce personnage qui porte sur le monde un regard décalé et plutôt bienveillant, même s’il ne rechigne pas à la bagarre.

Will Carvault : "C'est vrai que, vue de loin, l'évolution de ma vie professionnelle ne semble pas aller vers l'exaltation. J'ai commencé comme flic de choc, viré pour avoir voulu faire entrer d'un coup les vingt mille définitions du Robert dans la tête d'un skin. Le gars est mort, violente allergie au savoir sans doute, on ma démissionné et j'ai ouvert une agence privée." Extrait de vade retro satanas

Avec la ville de Bourges en toile de fond, on a parfois l’impression qu’on pourrait croiser cette armoire à glace au cœur en bandoulière au détour d’une rue. Le récit, qui mène de front deux enquêtes -joli tour de force- coule joyeusement, porté par la fantaisie et le sens de l'autodérision, en passant par quelques digressions mais sans jamais perdre le fil.

Les clins d’œil ne manquent pas. Au lecteur, parfois interpellé directement, et que l'auteur met dans sa poche dès les premières lignes. À la musique, avec un Carrefour joliment  transformé en Crossroads. À Frédéric Dard, aussi, à travers un goût prononcé pour les jeux de mots, les titres de chapitres tirés par les cheveux ou encore les listes interminables - « Je crois que c’est lié au fait que nous avons la même référence et toile de fond, Rabelais », note Luc Fori.

Un goût prononcé pour les jeux de mots

Mais des références, ce prof de lettres berruyer en a quelques autres, comme Prévert, Montaigne  ou Voltaire, sans oublier Jim Thomson ou Pierre Lemaître. Son écriture se nourrit aussi de son sens de l'observation, car il aime aller voir, toucher du doigt ce qu'il décrit, rencontrer des gens. Cela donne de la consistance à ses descriptions et à ses personnages.

Les paraboles, tournées vers des ondes qui viennent des pays chauds, disent assez la mélancolie du quartier aujourd'hui. Autant de fenêtres sur un ailleurs fantasmé : les contes des mille et une nuits modernes, souks, palmiers et dromadaires sur écrans plats.

Martine Pesez


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La Rép du Centre : L'Épilogue du projet éditorial mené à la bibliothèque des Jacobins à Fleury-les-Aubrais

Bibliothèque Fleury les Aubrais


Le Berry républicain : Luc FORI à la Poterne

Le Berry républicain juin 2017


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FORI Luc
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http://www.yozone.fr : Le Ventoux pour témoin

Au pied du Mont Ventoux, le corps sans vie de Bruno Moustiès, fils d’un grand propriétaire viticole, est trouvé à côté du mur de la peste. Le soleil tape dur quand le commissaire Boistôt arrive en compagnie de Wyvine et Joseph Marnay. Le commissaire Roustagnou les accueille sur place et leur présente l’affaire. Pour la police locale, les coupables sont tout désignés : les frères de Faïqa, la petite amie de Bruno, voyaient cette fréquentation d’un mauvais œil et le plus jeune est déjà connu des forces de l’ordre.
Reste à la fine équipe à faire toute la lumière sur ce meurtre, sans céder aux pressions exercées.

Robert Reumont est un universitaire belge agrégé de philosophie romane. Il est né à Charleroi et habite Fleurus. Avec la série « In Vino Veritas », dont « Le Ventoux pour témoin » constitue le sixième tome, il met en avant le terroir français, aussi bien par sa gastronomie que par son secteur viticole.
Pour ce faire, il a constitué une fine équipe : Placide Boistôt, bon vivant, Wyvine, une femme sculpturale aimant le soleil et s’affichant dans des tenues faisant tourner les têtes, et Joseph, toujours prêt à rendre service mais aussi décrit comme un champion en orthogaffe. Dès qu’une affaire touche au domaine du vin, l’OENO (Office des enquêtes nationales Œnologiques) est appelé, chacun de ses membres sait apprécier les plaisirs de la vie autour d’un bonne table et ils ne se définissent pas comme des collègues mais comme des amis. Voilà le genre d’enquêteurs auxquels les lecteurs sont rarement confrontés.

Ces trois-là ne font rien comme les autres et, une fois en Provence, ils ne logent pas à l’hôtel mais chez une connaissance de Placide, Marina, qui les accueille les bras ouverts et s’active devant les fourneaux pour les régaler. Chaque repas chez elle ressemble à un plaisir des sens que les trois savent apprécier à leur juste valeur. « Le Ventoux pour témoin » est ainsi jalonné d’étapes culinaires, gustatives... à contenter les plus grands épicuriens. En plus du soleil provençal qui tape dur et incite à la sieste journalière, l’humour est aussi de la partie. Joseph répare tout ce qui ne fonctionne pas bien mais les résultats ne sont pas forcément à la hauteur. Wyvine n’a pas la langue ni les mains dans les poches quand on lui manque de respect. Elle est bien loin de la bimbo que beaucoup voient en elle. Et Placide semble dans son monde ponctué de son juron « Vin dieu, divin vin ». Lors d’une mission de confiance en compagnie de Roustagnou, ils montrent toute leur capacité à la remplir. Et bien sûr, l’accent du coin et le parler des jeunes rebelles apportent un relief certain aux dialogues et une part de dérision.

Pour un œil extérieur, les trois s’apparentent presque à une équipe de bras cassés, mais ils n’en ont cure. Qu’importent les apparences, du moment que la vérité éclate. Là, ils vont contre vents et marées, les préjugés sont tenaces et les frères de Faïqa du fait de leurs origines maghrébines font de parfaits coupables. Pourquoi chercher plus loin, alors que tout les accuse ? Parce que Placide, Wyvine et Joseph qui suit le mouvement obéissent à leurs intuitions et n’hésitent pas à insister lourdement. Ils n’aiment pas l’intolérance et Placide s’insurge plus d’une fois contre celle des religions. Il est attaché à la culture française, la défend à sa manière un peu exubérante, devant parfois être recadré par Wyvine, d’un naturel très ouvert.
L’enquête semble stagner et quand les fils se dénouent, sa résolution s’accélère et apporte une lumière pour le moins inquiétante et inattendue. Les non-dits, les mystères ont indiqué à Placide la voie et lui ont donné des sujets de réflexion mais l’horrible réalité s’est petit-à-petit révélée. J’avoue que je ne m’attendais pas à une conclusion aussi bien vue, comme quoi Robert Reumont trompe son monde comme le trio de policiers.

Toutefois « Le Ventoux pour témoin » n’est pas exempt de menus défauts. Il y a quelques fautes grossières dans le texte (par ex : « Après » écrit « À près ») jusqu’au dos du livre arborant le titre « Le Ventous pour témoin » ! Et puis il y a une bizarrerie qui m’a dérangé à chaque fois que je l’ai rencontrée : l’utilisation du « je » pour Placide, alors que mettre tout le monde sur le même plan aurait été plus logique. Cela ne se remarque pas toujours, car le récit n’est pas forcément raconté du point de vue de Placide, comme aurait pu le laisser supposer l’emploi de la première personne. Il faut un temps d’adaptation pour assimiler ce fait.

« Le Ventoux pour témoin » offre aux lecteurs un voyage en très agréable compagnie. Une belle occasion de découvrir cet endroit de Provence et ses spécialités, tout en évoquant Camus, Rabelais... L’humour côtoie une épouvantable réalité, la méfiance et les préjugés prennent en général le pas sur la tolérance, les apparences sont souvent trompeuses...
Robert Reumont signe là une série aux enquêteurs des plus sympathiques, de bons vivants avec qui il est agréable de partager une tablée. De plus, ils sont efficaces à leur manière et il fallait de la subtilité, de l’observation et de la culture, mais aussi de l’indépendance pour ne pas dire de la désobéissance, pour trouver les coupables du meurtre de Bruno Moustiès.
Une belle surprise !

Francois Schnebelen


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email-gourmand.com : Le Ventoux pour témoin

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Nos romans policiers en vente 13, rue de l'école polytechnique Paris 5e

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Chronique


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http://www.action-suspense.com Robert REUMONT : Le Ventoux pour témoin, Un polar très sympathique.

Le commissaire Placide Boistôt est un policier de l’OENO, l’Office Nationale des Enquêtes Œnologiques, brigade basée à Chinon. Il a pour adjoint Joseph Marnay, garçon qui a bon cœur mais qui se montre parfois gaffeur, surtout quand il entreprend quelque bricolage. Celle que l’on remarque le plus auprès de Boistôt, c’est Wyvine. Totalement décomplexée, cette collaboratrice du policier s’affiche toujours dans des tenues ultra-légères. Ce qui n’est pas sans provoquer le regard des hommes, et la jalousie de nombreuses femmes. Un trio qui s’accorde parfaitement, car ce sont tous trois des "bons vivants", appréciant les vins et la cuisine de terroir. Il s’agit également d’enquêteurs diplomates et psychologues, donc fort efficaces. Mais si une situation se dégrade, ils peuvent s’avérer percutants.

C’est dans le Vaucluse que les entraîne un curieux meurtre. On a retrouvé le cadavre de Bruno Moustiès, vingt-et-un ans, dans un endroit isolé sur les pentes du mont Ventoux. Ce fils d’un couple de viticulteurs aisés a été massacré par son assassin. On peut s’interroger sur l’endroit où le corps a été déposé, près du Mur de la Peste. Récemment réhabilité, ce mur historique constitua une forme de frontière. Toutefois, les habitants de la région ne semblent guère s’intéresser à ce site. Le commissaire Roustagnou, un pur provençal, est chargé de l’affaire. Avec son adjointe, la froide lieutenante Cessidia Guivrini, ils n’ont pas vraiment avancé depuis le crime. Quant aux parents Moustiès, à l’attitude hautaine, ils évoquent bien des rivalités entre viticulteurs, mais apparaissent plutôt insensibles.

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