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Revue de Presse
Salon du livre à Vierzon le 17 novembre 2018

 

 

Jean-Michel ROCHE

Denis JULIN

Guy TRISTAN


Sur amicalementnoir.blog La Lézarde du Hibou

La vengeance est « bien » un plat qui se mange froid …

 Lorsque l’homme « le hibou » décide de punir un à un tous ces cancrelats qui l’ont brisé, humilié, tourmenté !!!! Hommes, femmes, victimes d’un seul mortel. Car tous ceux qui ont eu à faire avec « le hibou » en feront les frais.

Les guet-apens tendus sont réfléchis. Il est calme, posé, pas de panique … lorsqu’il passe à l’acte … Tout est en maîtrise.

Mais il va avoir du remords notre homme, lorsqu’il rencontrera l’un de ses bourreaux … même s’il ira jusqu’au bout.

Car il a un coeur, notre hibou : il a aimé passionnément … un malheur, deux malheurs … douleurs, tristesse, colères, vengeance !!!!

Un roman très sombre à découvrir. Une écriture très agréable ; un rythme rapide ; des chapitres courts. Tous les personnages dégagent de l’empathie, de la sympathie, du mépris ; bref tous ne laissent pas indifférents.

L’auteur maîtrise tous les liens noués entre le vengeur et ses victimes. Les petits indices laissés sur les lieux des crimes sont originaux.

Petit bémol : la fin de l’enquête policière est menée mi-professionnelle, mi-histoire d’amour … bof !!!

Moment très agréable de lecture. Une histoire à multis-tiroirs bien rangée. ♥♥♥

Auteur à suivre.

Je remercie chaleureusement les éditions du Pavillon noir pour leur confiance. Sortie nationale le 12 avril 2018.

Résumé : Il  a toujours été gentil…

Le « hibou » c’est lui, un homme simple, banal, comme on en trouve des millions. Honnête, travailleur, il a fondé une famille puis a vieilli, en enfouissant au fond de son âme un drame de jeunesse. Certains se sont moqués de lui, d’autres ont voulu jouer au plus fort, et ils ont toujours gagné car jamais il ne s’est rebellé… par Amour pour « Elle ».

Jusqu’à ce jour où le déclic se fait entendre, celui d’une pendule dont on ne peut acheter les secondes, celui d’un chien d’acier qu’on lève sur une arme,
Un signe du destin qui lui fait relever la tête et le charge d’une mission : retrouver toutes ces personnes qui l’ont fait souffrir.

Puis les anéantir … Une par une…

Biographie de l’auteur : Denis Julin est un promeneur du passé, fossoyeur de nos regrets et confident de nos désirs les plus noirs. Il se fait remarquer lors de plusieurs concours de nouvelles (Pau, Bergerac, Pamiers, Chalabre ou même Gatineau au Québec), et en publie plusieurs recueils. Il nous livre ici son premier roman limousin, celui d’un anti-héros qui franchit un matin la frontière de la moralité et de la bienséance, cette ultime barrage qui contient avec peine parfois nos désirs refoulés et qu’un rien peut emporter sous la pression de la vie…


LA LEZARDE DU HIBOU - DENIS JULIN LA LEZARDE DU HIBOU - DENIS JULIN
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JULIN Denis
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Crimino corpus : De Sucre et de sang
 

DE SUCRE ET DE SANG - Pascal GRAND DE SUCRE ET DE SANG - Pascal GRAND
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GRAND Pascal
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https://aufildesevasionslivresques.blogspot.com/ Le Mur dans la peau
Avis : 
 
Avec ce deuxième roman, Luce Marmion nous entraîne dans une enquête sur un tueur en série, dépeçant ses victimes rencontrées sur le net.
Tout commence avec une femme qui démarche une agence de détectives où officie le personnage principal, Adrien Magadur, ancien policier. Elle cherche sa colocataire et amie, disparue depuis quelques jours et craint qu'il ne lui soit arrivé malheur.
Adrien et son équipe vont se jeter dans cette enquête qui va les mener à s'interroger sur plusieurs disparitions de femmes ayant été en lien avec le même homme sur un site de rencontres...
En parallèle, on suit Marie, jeune fille qui évolue dans le milieu du graffiti dans les rues de Paris et qui va croiser le chemin d'un artiste, qui va bouleverser sa vie...
Ce roman fut un excellent moment de lecture grâce à la plume dynamique et maîtrisée de l'auteure et cette captivante incursion dans le monde du street art parisien.
Le mur dans la peau est un thriller aux intrigues étoffées, qui se croisent et décroisent dans un harmonieux ensemble.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Magadur, flic désabusé, qui est un personnage fort et emblématique, pour qui j'ai ressenti beaucoup d'empathie et que j'espère retrouver dans un prochain roman. C'est un antihéros aux nombreuses failles, mais qui est profondément humain et protecteur.
L'alchimie entre tous les personnages fonctionne parfaitement.
Le mur dans la peau est un thriller à découvrir tant l'enquête vous captivera de bout en bout. Découvrir la plume et l'univers de Luce Marmion vous fera voyager de Paris à New-York et vous fera passer de la bluette adolescente aux tréfonds de l'horreur à coups de bombes à graffitis et de bistouris...
Je remercie les éditions du Pavillon Noir pour la découverte de ce roman :)

LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION LE MUR DANS LA PEAU - Luce MARMION
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MARMION Luce
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les lectures de Maud : Le Vol de Lucrèce
 
   
 
Nous voici plongés dans la première enquête de l'Agence Demorsy. Une équipe de privés qui va devoir mettre en échec un voleur d'oeuvres d'art, puis un groupe de trafiquants de drogue. Se pourrait-il que les affaires soient liées ?
Adrien Magadur, un ancien flic des Stup, va se retrouver à enquêter, parfois en marge de son équipe ; afin de résoudre les différentes énigmes qui se succèdent. Un personnage bourru mais attachant. Cette équipe va devoir faire face à de multiples embuches, à des impasses, avec une cohésion de groupe également amicale.
Un rythme soutenu, les pages se tournent toutes seules, tant l'envie de connaitre la suite se fait sentir. J'ai été emporté par cette quête de retrouver « le Lucrèce », et sensible à tous les obstacles que les différents personnages vont devoir surmonter, tout particulièrement Maga. Cette histoire addictive vous amènera au dénouement final sans vous en rendre compte.
L'auteur nous entraîne, avec une plume que j'affectionne particulièrement, dans une sombre affaire, avec au premier rang « l'Art », on ressent la passion de l'auteur pour la peinture. Un régal de lecture, un excellent moment, j'en redemande !!!
Je recommande vivement la suite, « le Mur dans la Peau »

LE VOL DE LUCRÈCE - Luce MARMION LE VOL DE LUCRÈCE - Luce MARMION
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sur http://www.rayonpolar.com, La Lézarde du hibou

Romain Brunie est capitaine de police à la PJ d’Orléans. Il enquête sur une série de crimes dont tout porte à croire que la vengeance est le mobile. Il y a d’abord eu le meurtre d’une coiffeuse sexagénaire de Machecoul, en Loire-Atlantique, prénommée Marie-Ange. On n’a guère de témoignages précis, sauf de gens ayant aperçu la voiture de l’assassin. Peu après, à Vendôme, la mort de Jérôme Grasset va de pair avec celle de Marie-Ange. Bien que ça remonte à plus de quarante ans, le tueur avait des comptes à régler avec ces deux-là. Il a laissé en évidence une pièce d’un Franc près de chaque victime. Il n’en a pas fini avec le passé. C’est dans la maison de retraite où réside M.Mesnard qu’il va sévir. Car l’homme lui causa un gros préjudice voilà bien longtemps.

L’inconnu qui assouvit sa vengeance ne s’est jamais rebellé durant toute sa vie. Pourtant, il a eu affaire à quelques personnages fort désagréables, voire pire. Avec son épouse Caroline, ils avaient fondé une famille, menant une existence ordinaire. Malgré tout, il a encore des raisons d’en vouloir au nommé Pascal Duret, responsable d’un terrible drame qui marqua leur vie. Il estime n’avoir aucune raison de pardonner à ce type-là. Et puis, il y a aussi le cas de Roger Rossignol. À une époque, ce dernier fut leur voisin. Quelqu’un de malsain et, pour le dire clairement, un véritable emmerdeur. Ce que confirmera par la suite l’enquête de Romain Brunie, auprès du voisinage actuel. Une nouvelle fois, on trouve une pièce d’un Franc près du cadavre. La série criminelle continue.

Le tueur n’en a pas fini. Il est temps de s’attaquer à son propre gendre, qui maltraite sa fille depuis des années. C’est à l’issue d’une poursuite en voiture que l’assassin abat sa cible. La prochaine victime se trouve à Arcachon, sur son bateau. Il doit payer pour un vieux différend commercial qui affecta beaucoup Caroline, l’épouse du tueur. Pendant ce temps, Romain Brunie s’est installé dans la région de Nexon, tentant de cerner le profil de l’assassin. Le policier fait la connaissance de Lætitia, ravissante jeune femme avec laquelle il devient intime. C’est par son intermédiaire qu’il rencontre l’ancienne institutrice de Nexon, âgée de soixante-quinze ans. En effet, la plupart des victimes sont originaires de cette commune, la vieille dame se souvient d’eux, de leurs caractères. Quant au tueur, il reste une étape importante dans l’accomplissement de sa vengeance…

(Extrait) “Rien de neuf dans le canard. Relevé d’empreintes ADN, prises de témoignages et conjectures. Si mon jeune gendarme d’hier fait le rapprochement avec mon interpellation sur le parking, nul doute qu’il va sentir ses jambes trembler. Une Golf avec un avant bousillé, à cinquante kilomètres du crime, une heure après les faits, on ne peut que se rendre à l’évidence. Mon signalement va être donné, mais cela ne les aidera pas à me trouver, juste à être certain en cas de confrontation. L’adresse et le nom sur les papiers, s’il s’en souvient, vont les renvoyer à Limoges, dans une école de coiffure qui n’a jamais de près ou de loin entendu parler de moi. Il ne restera que le descriptif du véhicule, mais qui ira le découvrir au fond de mon garage ? Le signalement et l’acrimonie de l’acte trahissent une exécution programmée par le Milieu.”

Au sud de Limoges, en Haute-Vienne, la région limousine s’étendant de Nexon à Aixe-sur-Vienne, est probablement mal connue de la majorité des Français. Pourtant, le château de Nexon est historique, et cette commune abrita durant la 2e Guerre un centre de transit pour les Juifs étrangers, envoyés ensuite à Drancy et vers l’Allemagne nazie. Plus positif, Nexon est le siège du pôle national des arts du cirque, avec un chapiteau permanent, né de l’École Nationale du Cirque créée par Annie Fratellini et Pierre Etaix. C’est dans ce terroir que se place géographiquement cette intrigue, même si quelques meurtres vont être commis ailleurs, les victimes n’habitant plus forcément cet endroit.

C’est un double récit que nous présente l’auteur, en alternance. D’un côté, l’assassin anonyme raconte ses meurtres, non sans expliquer ce qui les justifient à ses yeux. Il s’agit d’un homme que l’on imagine fatigué, puisant dans ses forces pour accomplir ce qu’il n’a pas osé faire jusqu’à là. De l’autre, une narration traditionnelle nous permet de suivre le policier Romain Brunie dans ses investigations. Même s’il accumule des éléments, ce n’est pas strictement un roman d’enquête. Son idylle naissante avec la belle Lætitia compense la noirceur des actes du vengeur. Un suspense solide, très agréable.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
sur
action-suspense.over-blog.com
 

LA LEZARDE DU HIBOU - DENIS JULIN LA LEZARDE DU HIBOU - DENIS JULIN
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JULIN Denis
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Les lectures de l'oncle Paul :Denis JULIN : La lézarde du hibou. Une chouette petite fissure !

La vengeance est un plat qui se mange froid ! Le narrateur, qui tient à garder l’anonymat, après s’être montrer gentil toute sa vie, soit un peu plus de soixante ans, devient sous le coup d’une émotion que l’on va découvrir peu à peu, un loup. Fini le petit mouton taiseux, il va se débarrasser de quelques personnages qui lui ont pourri la vie depuis des décennies.

Pas la peine de couper les cheveux en quatre, sa première victime sera Marie-Ange, installée comme coiffeuse à Machecoul, petite commune de la Loire Atlantique. Il arrive en fin de soirée dans son échoppe après avoir pris un rendez-vous sous un faux nom. Elle a bien changé physiquement Marie-Ange qui toute jeune était démoniaque. Et elle est toujours aussi dévergondée, enfin, attirée par les mâles car elle devient toute frétillante lorsqu’il lui annonce qu’il est seul pour la soirée. C’est toi parvient-elle à prononcer lorsqu’elle le reconnait enfin aidée en cela par son visiteur du soir. Et oui, c’est lui, et il va lui laisser un gage de reconnaissance en plaçant une pièce de 1 franc de 1971 dans la coupelle destinée aux pourboires, après l’avoir trucidée en douceur par étouffement.

Il rentre chez lui à Nexon, petit village sis en Haute-Vienne, et retrouve avec plaisir sa femme Caroline, ce qui est réciproque même s’il elle ne s’exprime pas. Le seul problème, ce sont ses douleurs qu’il combat à coups de cachets et gélules.

Le lendemain, il reprend la route, à bord d’un autre véhicule. Il en possède plusieurs d’occasion mais il a la place pour les entreposer. Direction Vendôme où il rend visite, pas du tout amicale à Jérôme, celui qui le narguait naguère avec Marie-Ange. Et cette fois le meurtre qu’il perpétue est différent puisque l’homme se noie dans un véhicule destiné à la vente dans sa piscine. Aidé par quelques coups de feu dans le corps. Son geste accompli, le meurtrier rentre à nouveau chez lui, où l’attend la fidèle Caroline. Et il va ainsi continuer l’élimination de tous ceux qui à un moment ou un autre de sa vie l’ont pris pour un imbécile.

L’enquête vendômoise est confiée à Brunie, un jeune capitaine de la police judiciaire d’Orléans, qui découvre sur la margelle de la piscine une pièce de un franc, datée de 1971. Il est persuadé avoir à faire à un assassin qui signe ses forfaits mais il lui faut trouver la relation entre tous ces meurtres. Car évidemment, après avoir recherché parmi les affaires courantes des meurtres similaires, il se retrouve en charge d’une enquête qui le conduit de Machecoul à d’autres petites villes de la région, Nexon se révélant l’œil du cyclone, et même jusqu’à Arcachon.

A Aixe-sur-Vienne, où s’est produit le troisième meurtre, dans une maison de retraite, Brunie fait la connaissance de la charmante réceptionniste, Laetitia de son prénom. Tandis que Brunie ne se prénomme pas Carla mais Romain. Ce qui n’interfère pas dans l’histoire, mais il est bon parfois d’être précis.

Peu à peu Brunie, aidé par Laetitia, va remonter une piste toujours signée grâce à des pièces disposées auprès des cadavres mais dont les dates diffèrent.

 

Une enquête qui peut s’apparenter à un jeu de piste macabre, avec en toile de fond une histoire d’amour qui se profile, et une autre qui perdure depuis des décennies.

Ce jeu de piste, constitué de meurtres et de pièces de monnaie avec des dates différentes, le lecteur le suit en compagnie du meurtrier qui s’exprime à la première personne. Si l’on sait quelles sont les motivations de tueur qui ne s’attaque qu’à des individus qui lui ont pourri la vie à des moments donnés, il existe toutefois des trous dans ses explications. Notamment quel a été l’élément déclencheur qui de gentil mouton l’a transformé en prédateur.

Quant à Brunie, qui a de l’avenir, son histoire d’amour naissante ne le perturbe pas, au contraire car parfois Laetitia se montre intuitive. Peut-être trop.

Bref une intrigue machiavélique distillée par un auteur prometteur, qui scinde son récit entre deux personnages, dont seul le meurtrier s’exprime à la première personne. L’on sait que le meurtrier, s’il laisse ses pièces de monnaie sous forme d’indices, se fera prendre à la fin, lui-même l’avoue. Mais il s’est donné une mission qu’il compte bien mener jusqu’à son terme. Une histoire émouvante avec suspense et angoisse garantis.


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JULIN Denis
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Avis de Maud V. sur Fnac.com : Un Tueur en héritage de Gilles DELMOTTE

Un pur roman d'espionnage Posté le 03 mai 2018

Dès les premières pages, le ton est lancé ; Edgar va, malgré lui, se faire embarquer dans une intrigue qu’il ne contrôle pas. Tous les ingrédients sont réunis pour que cela se termine mal pour lui, il est pourchassé, accusé d’avoir kidnappé une adolescente, alors qu’il a été « embauché » pour protéger Lara. Qui est donc cette mystérieuse Lara au centre d’intérêt du plus puissant conglomérat américain ? Sa mission va virer au désastre, ils vont devoir se souder, fuir et se cacher. Pas chose aisée quand vos poursuivants ont tous les moyens de vous suivre, de vous surveiller et même le pouvoir de vous faire disparaître. Des personnages très différents mais qui au fil des pages vont gagner la sympathie du lecteur, ce duo improbable Edgar, ancien Navy Seal et Lara, pensionnaire dans un lycée côté. Ils vont apprendre à se connaître dans le feu de l’action. Lui s’interroge sur le secret qu’elle représente ? Lara se demande si elle peut faire confiance à cet homme qui lui fait un peu peur aux premiers abords. J’ai tout de suite été enthousiasmée, par le style et le rythme de l’auteur, un roman d’espionnage qui ne laisse aucun répit au lecteur. La vitesse est très bien ressentie, l’impression d’être aux côtés d’Edgar et Lara et de vivre leurs mésaventures, une véritable chasse au duo est lancée et instrumentalisée par les plus grandes puissances gouvernementales. De complots en courses poursuites, je me jetterai sans aucun problème dans la lecture de la suite.



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DELMOTTE Gilles
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La Lézarde du hibou sur yozone.fr

yozone.fr Lézarde du hibou


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Un Tueur en héritage sur yozone.fr

Une Delmotte


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DELMOTTE Gilles
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Sur polar.zonelivre.fr, rencontre avec l’auteur Denis JULIN pour son premier roman « La Lézarde du Hibou »

Denis Julin
Jérôme PEUGNEZ : Bonjour Denis JULIN, pouvez-vous me décrire votre parcours ?

Denis JULIN : Né en 1956 en banlieue parisienne, enfant de divorcé, rêveur et avide d’espace, j’ai trouvé dans l’aéronautique une porte ouverte sur le monde. Bourlinguant d’îles en continents, je me suis rapidement spécialisé dans l’humanitaire (récupération des blessés, recherche de personnel ou navire en détresse, etc). Marié, 2 enfants, je me suis finalement posé en Aquitaine pour travailler à la Sogerma et chez Dassault aviation (1998 à 2009). En 2010, après mon remariage, j’ai finalement décidé de profiter de la vie et de prendre un retraite anticipée. Après un séjour de quatre ans en Charente, je suis venu m’installer en Limousin.

JP : Comment vous est venu l’envie d’écrire ? A quelle période ?

DJ : Mes premières nouvelles datent de 1973, timides essais de plume demeurés bien au chaud dans un cahier de classe. Durant presque 20 années de pérégrinations, cette envie latente, reprendre l’écriture, m’a accompagné partout, que ce soit dans les airs, au fond d’une jungle stressante ou bien au-dessus des étendues bleutées d’un océan enivrant. Un soir, en février 1992, à 7000 kilomètres de l’Hexagone, j’ai visionné un film : Misery, tiré d’un roman de Stephen King. James Caan tapait son roman sur une vieille Underwood tandis que derrière lui, à travers la large fenêtre, les saisons défilaient inlassablement. Impression de sérénité ? Caricature d’un destin en marche ? Je n’ai pas dormi de la nuit et au matin, mon premier roman voyait le jour… Deux mois plus tard j’attaquais le suivant.

JP : Quelles étaient les lectures de votre enfance ?

DJ : Très banales et communes à tous les garçons de mon âge. À cinq ans, quand ma mère ou ma grand-mère m’emmenaient quelque part, pour que je me tienne tranquille, j’avais droit soit à une petite voiture, soit à une bande dessinée. À l’époque, avec le plan Marshall qui abreuvait la France de produits américains, c’était souvent des albums de Bug Bunny. Ce sacré lapin m’a accompagné partout ! Ensuite le mystère m’a attiré, avec Bob Morane d’Henri Vernes puis vers 13 ans Jean Ray et son univers fantastique. Je n’ai appris que plus tard que Jean Ray et Henri Vernes (qui aura 100 ans en octobre !) étaient amis… Comme quoi…

JP : Quel est votre ‘modus operandi’ d’écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez vous évoluer vos personnages ?)

DJ : Je n’ai aucun rythme de travail. Selon le cas je peux rester un an sans écrire une ligne ou bien me consacrer 12 heures par jour à un roman (j’ai une femme très compréhensive !). Quand j’écris une nouvelle, c’est d’un seul jet, en quatre ou 6 heures selon la longueur. Ce qui n’exclut pas parfois plusieurs heures de corrections… Roman ou nouvelle, je pars souvent d’une fin, une « chute ». Hangar 31 a vu le jour sur une idée banale mais puissante dans un certain contexte. Le travail a ensuite consisté à créer des personnages puis une logique de récit amenant à ce final… Dans d’autres romans, comme « Mes amis de toujours », j’ai crée des personnages et ce sont eux qui, à force de les étoffer et d’affiner leur caractère, ont finalement dirigé le récit dans une autre direction. Ce qui m’a placé dans la position de l’écrivain qui « lisait » son roman… Ce n’est pas désagréable. À préciser que pour une nouvelle, texte très concis avec peu de personnages, cela ne se produit jamais : on ne sait pas toujours d’où on part, mais on sait toujours où on arrive. Enfin en ce qui me concerne parce qu’avec mes lecteurs, j’éprouve un malin plaisir à leur prendre la main puis les amener à un endroit totalement inattendu… C’est ce qui fait le charme du genre, véritable joyau de la littérature anglo-saxonne mais peu reconnu chez nous…

JP : Quelle est la genèse de votre dernier roman « La Lézarde du Hibou »?

DJ : L’idée de départ vient, comme souvent, d’une accumulation de faits. Articles de journaux, image fugitive, confessions d’un proche, l’esprit est un verger de semences portées par le vent. Un de mes amis avait des soucis conjugaux et il lui venait des idées de meurtre. Comme tous les auteurs noirs, j’avais extrapolé la situation à la recherche du crime parfait échappant à la présence de la justice. J’ai simplement supprimé l’idée d’une justice possible…

 

JP : Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

DJ : Le personnage principal, c’est moi, vous, n’importe quel lecteur ou lectrice. Simplement un être humain qui désire vivre en harmonie avec ses contemporains et c’est cette transparence qui au final fait la force du livre. Tout le monde connaît dans son entourage un supérieur qui harcèle, un voisin qui lorgne trop souvent par dessus la clôture, un acheteur indélicat, etc. Face à la bêtise (le terme est faible mais poli!) de certains, on préfère parfois baisser la tête et subir, afin de ne pas aller contre notre nature pondérée et non belliqueuse. Simplement parce que « cela n’en vaut pas la peine »…. Mais il arrive parfois que quelqu’un se lève et recadre les fâcheux, au détriment de la justice officielle. Je le réprouve mais c’est un fait avéré, et cela redonne de l’espoir aux plus malheureux. En ce qui me concerne, le voisin voyeur et l’acheteur peu scrupuleux sont réels. Bien entendu noms et faits ont été changés mais, hélas, ils existent bien…

JP : Le parcours a t-il été long et difficile entre l’écriture de votre livre et sa parution ?

DJ : L’écriture s’est avérée très facile et fluide. Les personnages ont demandé un peu de recherche et de travestissement. J’ai confié le texte à ma correctrice préférée (ma femme) puis l’ai rangé dans un tiroir de mon passé (le texte, pas ma femme!). Au bout de deux mois, je l’ai ressorti et envoyé à plusieurs maisons d’édition. Corsaire a été la première à répondre positivement. Il a fallu attendre deux ans pour que ce récit prenne sa place dans la procédure de mise en édition puis le lire, le relire, le corriger… On ne le sait pas toujours mais entre acceptation et parution il s’écoule parfois deux à trois ans d’attente, temps mis à profit pour sortir un produit bien fini, bien pensé, presque irréprochable au niveau grammatical, tout en conservant la fraîcheur d’origine… Le tout pour la plus grande satisfaction du lecteur !

JP : Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs, à propos de vos romans ?

DJ : Ce roman étant le premier à être publié, je ne puis vous répondre. Par contre, en ce qui concerne mes nouvelles, j’ai quelques anecdotes à citer. À Arcachon, en 2006, une institutrice a acheté « Arcachon sur crime » à 11h30. À la réouverture de la librairie, elle est revenue en me disant qu’elle avait littéralement dévoré les sept nouvelles et qu’elle voulait l’autorisation de les faire étudier par ses élèves… Au Maroc ! Une amie de ma mère a « oublié » de préparer le repas de midi, tout à la lecture de « Meurtres en quinconce », le premier recueil… Peut-être devrais-je classer ma prose dans la rubrique « Produits de régime » ??? Ce qui est le plus amusant c’est que certains lecteurs dissèquent littéralement l’ouvrage et posent ensuite des questions existentielles sur certaines phrases écrites. Parfois c’est très pertinent et cela m’étonne. Le plus amusant, un libraire de Blaye m’a assuré n’avoir pas pu fermer l’œil de la nuit suite à la lecture de l’une des nouvelles de « D’outre Mort »… C’est le but : inspirer des sentiments à son public.

JP : Avez vous d’autres passions en dehors de l’écriture (Musique, peinture, cinéma…) A part votre métier, votre carrière d’écrivain, avez vous une autre facette cachée ?

DJ : La vie est si riche en sensations qu’il serait trop restrictif de se contenter de quelques unes. De mon enfance j’ai gardé le goût de la lecture et des voitures. Simplement je suis passé des Dinky-toys aux réelles. Passionné de véhicules anciens, j’ai eu plusieurs américaines (Corvair, Corvette, Mustang, Pontiac, Dodge, etc) et européennes (Frégate , Rambler, 404, etc). Actuellement, je restaure une Volvo pv544 de 1960. J’aime redonner vie et entretenir les vieilles mécaniques (cela va personnellement me servir vu que je vieillis…). Quand je passe dans une de mes anciennes, je suis heureux de voir le bonheur dans les yeux d’un enfant : ce n’est que juste retour des choses. J’adore aussi la musique et surtout le cinéma. En bref, tout ce qui génère des sentiments de bonheur…

Depuis quelques temps, nous sommes famille d’accueil pour une association. De ce fait, à la maison, il y a 5 chats et 7 chiens, dont deux sont adoptables. Ma femme et moi leur redonnons foi en l’être humain, un foyer accueillant avec banquette et croquettes à volonté, sans oublier les promenades quotidiennes. Quel bonheur de voir un chien très craintif prendre au fil des jours de l’assurance et s’endormir contre vous… En plus je leur communique la passion du cinéma ! Il n’y a pas qu’au théâtre qu’il y a des « cabots »… Le seul problème, dans le film, dès qu’un klaxon retentit, ils foncent tous au portail…

JP : Quels sont vos projets ?

DJ : Assurer au mieux la promotion de mon premier roman. Ensuite préparer le suivant. À l’heure actuelle, il y en a six d’écrits dont trois de véritablement exploitables, après correction. Ensuite… Vivre avec le sourire, donner du bonheur aux uns, de la joie aux autres, de l’espoir enfin aux plus démunis… C’est déjà un sacré programme !

JP : Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

DJ : Je lis beaucoup, au moins une heure par jour. Mes goûts sont très éclectiques, cela va du roman policier à l’horreur, en passant par le drame et la science fiction. J’ai apprécié « Au revoir là-haut », le Goncourt de Pierre Lemaître. Parfois je reprends un Frédéric Dard, l’un des meilleurs (sinon LE meilleur) auteur populaire du siècle dernier, un récit historique… En ce moment je relis l’intégrale de Doberman, de Joël Houssin. J’apprécie aussi les policiers limousins, avec Linol, Nivard. Avant tout, un livre doit être facile à lire et pas trop embrouillé. J’ai horreur des gros pavés tendancieux ou bien des confessions à scandale : la lecture doit apporter calme et sérénité, c’est un apaisement, une parenthèse heureuse dans notre vie, et non une lutte glauque pleine de ressenti…

JP : Une bande son pour lire en toute sérénité votre roman ? A moins que le silence suffise ?

DJ : Le silence pour toute mélodie ! Mais dans ma jeunesse, je ne détestais pas un fond sonore. J’ai lu les chefs-d’œuvre de Jean Ray en écoutant Graeme Allwright, ce qui fait naître chez moi un parfum de mystère à la ré écoute de certaines chansons…

JP : Avez-vous un site internet, blog, réseaux sociaux où vos lecteurs peuvent vous laisser des messages ?

DJ : Pas encore mais cela va venir. J’aime la technique moderne mais ne l’utilise que si elle m’est vraiment nécessaire. Pour la sortie de ce premier roman, je vais créer un site afin de pouvoir m’entretenir plus facilement avec mes lecteurs…

JP : Merci Denis Julin d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.


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JULIN Denis
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MARMION Luce
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Les lectures de Maud : Connexions tragiques de Luc FORI

Bonjour, je vous présente une excellente découverte : Connexions Tragiques de Luc Fori

Mon avis : Cette enquête nous emmène dans les dessous de la toile et des rencontres sur internet. Un ancien enquêteur, devenu agent immobilier, va se retrouver à rempiler, malgré lui, pour aider la police dans cette investigation. Les meurtres de ces femmes qui ne se connaissent pas et qui sont éloignées géographiquement, qu’ont-elles en commun ? Comment William va faire la relation, percer le mystère qui à priori tourne autour de lui ?

L’auteur signe ici un excellent polar, il distille très sporadiquement les informations et en fait un roman où le suspense est maintenant jusqu’à la fin, totalement inattendue. Une plume très addictive, entraînante, ponctuée d’humour et de sarcasme rend la lecture encore plus captivante. J’ai passé un très agréable moment de lecture et je le recommande vivement.

Je remercie l’auteur pour sa confiance et sa dédicace très personnalisée


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JULIN Denis
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Dans le Populaire du Centre : La Lézarde du Hibou de Denis JULIN

Ce premier « roman limousin » de Denis Julin, publié aux éditions Pavillon Noir, est un thriller racé dans lequelil met en scène un anti-héros qui franchit un matin la frontière de la moralité et de la bienséance, cet ultime barrage qui contient parfois avec peine nos désirs refoulés et qu’un rien peut emporter sous la pression de la vie. Une vie jusque-là banale qui bascule quand un signe du destin le pousse à une mission ultime : retrouver toutes ces personnes qui l’ont fait souffrir. Puis les anéantir, une par une…


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JULIN Denis
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Les Lectures de Maud : La Lézarde du Hibou : un très agréable moment de lecture vous attend.

L'histoire d'un « Hibou » atypique, qui nous entraîne dans sa quête de vengeance. Comment ne pas lui donner raison de vouloir régler ses comptes avec les personnes qui l'ont blessé, qui lui ont fait du tort, durant toute sa vie… Ce vieil homme m'a attendrie dès les premières pages, dès les premiers méfaits, ce qui le guide n'est pas uniquement de punir les « coupables », mais l'Amour pour sa femme et sa famille. Parallèlement, Romain enquête sur cette série de morts qui n'ont à priori rien en commun, hormis la signature très particulière du meurtrier. Un jeu du chasseur et de la proie va alors débuter.
La plume fluide de l'auteur m'a délectée par cette histoire. Même si le lecteur connaît le meurtrier dès le départ, les informations sont distillées très sporadiquement ce qui rend le récit très entrainant et dynamique. La curiosité entraine très efficacement le lecteur aux côtés du « Hibou ». J'ai savouré cette découverte et je pense qu'un très agréable moment de lecture vous attend.


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JULIN Denis
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Bernard Henninger de France3 Centre nous parle du polar historique : De Sucre et de sang de Pascal Grand

De Sucre et de sang est un polar se situant à la fin du XVIIIe siècle, à Orléans, et dont le personnage principal, Antoine Toussaint, est chirurgien juré (l’ancêtre des médecins légistes) qui plonge à corps perdu dans une histoire qui sème des cadavres de jeunes femmes égorgées, saignées à blanc et exposées dans les lieux les plus grostesques… aux quatre coins de la ville d’Orléans.

  Une toue cabanée au petit matin sur les berges de la Loire, en amont d’Orléans, la brume et l’humidité et Ferdinand, allemand et passager incognito. Sur la berge un escogriffe sort un couteau, s’approche du marinier et lui tranche la carotide…
  Quelques jours plus tard, le corps, mutilé, est retrouvé dans une bascule, au milieu d’une cargaison de pêche, semant l’horreur sur le port d’Orléans.
  Nous sommes en 1785, Vendredi Saint, et Toussaint, jeune chirurgien juré, se rend à une démonstration de Mesmérisme… où il lie connaissance avec les dames Marotte, dont la jeune fille, Hortense, exerce sur lui un charme immédiat.
  Depuis la mort de son mari, madame Marotte préside à la destinée de la raffinerie de sucre familial, une des plus prestigieuses de la ville, dont on dit que les productions garnissent la table du roi.
  Le lendemain, Hortense requiert les services de Toussaint pour soigner le mystérieux Ferdinand, d’une fracture au bras. Sans barguigner, Nicolas lui pose une attelle et échange avec l’homme, allemand, maçon et poursuivi par des sbires aux manières de brutes.
  Le dimanche de Pâques, Antoine Toussaint est appelé à nouveau, mais cette fois pour examiner une jeune femme, égorgée comme le marinier, elle a été saignée, et elle comptait parmi les employés de la raffinerie Marotte…

Ainsi commence ce roman fourmillant, situé au carrefour de l’Histoire, à la veille de la grande Révolution, dans une ville en pleine ébullition. Car si la noblesse y détient encore l’essentiel des pouvoirs, la bourgeoisie a déjà pris position dans la vie de la cité, comme ces raffineurs de sucre, qui font à l’époque la prospérité de la ville : venu des Antilles par le port de Nantes, le sucre est traité tout le long de la Loire, et fait l’objet d’une véritable industrie aux mains de roturiers dont la fortune trop rapide fait d’eux des parvenus enviés, jalousés… et des précurseurs de la révolution industrielle.

En regard, Toussaint serait plutôt le fondateur d’une spécialité — la médecine légale — qui se développera plutôt dans les années à venir, mais la justice fait déjà appel depuis longtemps aux analyses rigoureuses des chirurgiens-jurés. Si les chirurgiens, qui ne sont pas universitaires sont considérés de haut par les hommes de science, Nicolas fait montre d’une science fondée sur le raisonnement, et profite de son statut inférieur pour se mêler au peuple, commissaire, inspecteur des levées et enquêter loin de la pompe de la Justice…

Orléans est le théâtre d’assassinats horribles, des victimes saignées à blanc sont exposées avec un humour macabre dans des lieux en rapport avec la raffinerie des Marotte. D’ailleurs, un sinistre écumeur de cabaret prétend que madame Marotte et sa fille Hortense sont les instigatrices de ces meurtres… et si l’on ajoute à cela leur sympathie pour Ferdinand qui trouve refuge chez elle, les événements se précipitent.

Dans une ambiance sinistre de cabale, et de paniques populaires aussi soudaines qu’irrépressibles, où la populace met à sac la maison d’un homme désigné par la rumeur, où le lieutenant de police sélectionne les meurtres et interdit d’enquêter sur celui du marinier, compromettant les progrès de l’enquête, le roman ne lésine pas sur les coups de théâtre et tisse les différentes intrigues avec un doigté de feuilletoniste qui laisse admiratif, tellement le passage d’une scène à l’autre est fluide, les dialogues sont vifs, plaisants, pleins de verve et d’humour.

Enfin, le tout s’appuie sur une documentation, tant en matière de marine de Loire, que de l’industrie des raffineries de sucre, dont il ne reste plus que le souvenir dans les musées de la région qui ajoute la connaissance au plaisir du récit.

À l’analyse, les personnages sont d’une belle complexité et ils s’intègrent harmonieusement dans un tableau plein de fureur, d’amours, et même d’un doigt d’érotisme (les libertins sont les pères tutélaires de toute galanterie) et le récit, hésitant entre l’aventure rocambolesque et l’ébauche d’enquêtes à la plaisante teneur scientifique font que j’ai passé un moment très agréable dans cette littérature d’aventures qui a su, pourtant, insérer dans sa trame, de véritables éléments de la grande Histoire qui se prépare, la Révolution qui, en France, se charge encore de résonnances et de débats passionnés sans jamais trop s’éloigner de la Loire, qui est comme l’artère vitale dont le flux alimente le récit.

Une lecture à chaudement recommander : Pascal Grand a l’art de nous procurer de délicieux frissons.Bernard Henninger

Post Scriptum : en bonus une chronique de Loire, déjà ancienne qui évoque le temps des raffineries et de l’or blanc…

 

 


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GRAND Pascal
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Polars pourpres : La Lézarde du hibou

Polars pourpres


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Le Mur dans le peau sur lagrandeparade.fr

Luce Marmion, vit à Paris et vient de publier son deuxième roman noir, « Le mur dans la peau », chez Pavillon Noir, un éditeur indépendant, dont l’emblème dresse le pavillon des corsaires.

Ayant pour cadre Paris également, "Le Mur dans la peau", de Luce Marmion, est un polar de facture classique. Au sens où il est question d’un anti-héros, « une force de la nature », qui part en chasse, jusqu’à New York, dans le milieu du graffiti sur les traces d’un serial-killer qui se sert des sites de rencontre pour piéger ses victimes.
Adrien Magadur est un quadragénaire parisien originaire de Bretagne. Ancien policier, il est employé par l’agence de détectives Demorsy et a pour partenaires la rousse Alice Sommeville et Franck Vermois, ungeek. Adrien est resté en contact avec un ex-collègue du 36, Quai des Orphèvres, Sofien Yabrir, Kabyle d’origine. Orphelin tôt, il a fréquenté jadis Enora Kerneur dans le Morbihan. Aujourd’hui, la jeune femme possède une galerie d’art dans le Marais, et est divorcée d’un riche Iranien, architecte international. Bref, elle est pétée de tunes. Mais elle a recours aux services de l’agence Demorsy car son amie, Audrey Becker, native de Strasbourg, a disparu. Audrey était inscrite sur un site de rencontres. Le geek Franck Vermois  repére un pseudo, Vaslav, dont Audrey a été une des amies. L’enquête commence… De son côté Alexis est invité à un vernissage, à la galerie d’Enora. C’est là qu’il fait la connaissance de Marie, seize ans, la fille d’Alice Sommeville. Une jeune fille douée pour le street art. Alexis est fasciné par elle. Il s’arrange pour la recontacter et deviennent amis. Pendant ce temps, Adrien Magadur et son équipe poursuivent leurs recherches.
Ici aussi nous sommes dans le Paris d’aujourd’hui, branché, réel.
Passionnée d’écriture, Luce Marmion, déjà auteure du Vol de Lucrèce, chez le même éditeur, livre là un roman policier de bonne facture qui ravira les amateurs du genre. 


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MARMION Luce
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