William Carvault est comme certains crus de Bordeaux, il se bonifie avec l'âge! Entre humour et dérision, il mène son enquête de Bourges à Bruxelles à la recherche d'extrémistes convaincus ou opportunistes. Chacun accepte ses propres compromissions pour se convaincre de sa propre existence. Les prêcheurs ânonnent des lignes du coran apprises par coeur et ce pauvre wc doit bafouiller les pires mensonges pour réconcilier son enquête et sa vie de couple...Et puis il y aussi le brave copain Rodger qui rentre dans le tas et bouscule tout...Un éléphant dans un magasin de porcelaine... Une histoire policière bien sympa qui nous emmène là où on ne l'attend pas ...C 'est pas el zarbi qui dira le contraire !
 
 
On ne pense pas que des terroristes, quel que soit leur combat, soient dotés d'un grand sens de l'humour : on ne plaisante avec leurs croyances. le sujet n'a rien de comique, s'agissant d'attentats barbares. Cependant, Luc Fori démontre qu'il est possible de traiter la question avec le sourire. C'est donc sous forme de "comédie policière" qu'il évoque les djihadistes. Que des fanatisés soient extrêmement dangereux, c'est sûr car ils trouveraient n'importe quel prétexte pour pratiquer la charia et exterminer des gens, dans un esprit kamikaze. La riposte ne peut qu'être aussi "radicale" que leurs attaques.
Le problème est sensible actuellement, mais on peut présenter les choses avec une drôlerie sympathique, dans un roman à suspense où prime l'action avec ses péripéties débridées. Sa philosophie : “Faites l'humour, pas la guerre”. Évoquer des thèmes très sérieux et le contexte actuel de cette façon amusée, est une excellente chose. Un roman à lire et à faire lire !
 
 
Quelle belle découverte que ce roman de Luc Fori ! le sujet (le Djihad, les attentas, les salafistes...) est douloureux et aurait pu me faire abandonner la lecture au bout de trois pages. Mais l'humour déjanté avec lequel Luc Fori aborde l'histoire m'a convaincue de poursuivre ma lecture et franchement, j'ai adoré : les jeux de mots, les sous-entendus, le second degré. C'est un humour inattendu, qui vous surprend au détour d'une phrase et vous décroche à minima un large sourire. SI le personnage principal, William Carvault (W.C !), est attachant, moi, celui que j'ai préféré c'est Roger (Prononcer Rodgeur) aux yeux bleu Butagaz. Tout un programme... Oui, un délice croustillant ce Vade retro Satanas !